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Fédération des Associations Familiales Catholiques.

La Commissaire sortante soutient l’agenda politique LGBT au Conseil de L’UE, mais les ministres ne la suivront pas

Le 28 octobre dernier, la présidence italienne de l’Union européenne en coopération avec l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) et le Secrétariat Général du Conseil de l’UE a organisé une conférence de haut niveau sur le thème «  Lutte contre la discrimination liée à l’orientation sexuelle et l’identité de genre : prochaines étapes dans l’élaboration de la politique de l’UE et des Etats membres »

A l’issue de la conférence, la directrice d’ILGA Europe Evelyn Paradis a déclaré : «  il y a un signe clair de soutien grandissant pour la stratégie de l’UE sur les droits LGBT (lesbien, gay, bi et transsexuel, ndlr). En outre, nous sommes témoins de signes positifs soutenant le déblocage de la proposition d’une directive anti-discrimination complète pour l’UE. »

Le Commissaire de la Justice sortant, Martine Reicherts 

 

Lors de l’ouverture de la conférence, le Commissaire européen de la Justice sortant, Martine Reicherts, tenant son dernier discours public en tant que commissaire, a exprimé son soutien aux « droits LGBT » promu par ILGA Europe, organisation fortement financée par… la Commission Européenne. Se référant à la directive contre la discrimination horizontale, actuellement bloquée au Conseil, Mme Reichters a proposé de modifier sa base juridique. « Avec la base juridique actuelle, l’Article 19 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne, la proposition requiert l’unanimité du Conseil. Par conséquent, tout ce qu’il faut, c’est qu’un petit nombre ou même seulement un Etat Membre s’oppose au texte, et tout le monde est exempté de même avoir à s’engager dans une discussion sérieuse.  

Je voudrais voir les gouvernements prendre position. Dans le même temps, on ne peut pas contraindre les Etats Membres à accepter quelque chose. Nous devons faire avec. C’est pourquoi j’estime personnellement qu’une possibilité pourrait être de changer la base juridique, ce qui permettrait à un groupe d’Etats Membres d’aller de l’avant et d’adopter la directive au titre de la coopération renforcée. »  En d’autres termes, Mme Reicherts suggère de laisser certains Etats Membres de côté afin de faire pression pour l’avancement de l’agenda LGBT dans l’Union Européenne.

Toutefois, trois gouvernements représentés à la conférence, à savoir l’Allemagne, l’Irlande et la Croatie, n’ont pas suivi la suggestion de Mme Reicherts. Interrogés sur leur opinion à propos du changement de la base juridique, aucun d’entre eux n’a exprimé son soutien pour une telle démarche. A la question de savoir si une coopération renforcée devait remplacer l’unanimité comme base juridique, l’irlandais Aodhan O Riordain TD, ministre d’Etat aux Nouvelles Communautés, Cultures et Egalité, a insisté sur la philosophie commune de l’UE qu’il considère fondée sur le collectivisme. Il a déclaré que l’UE est un ensemble de pays avec un objectif commun. C’est pourquoi passer de l’unanimité entre tous les Etats Membres à une coopération renforcée entre quelques Etats Membres ne serait pas une solution appropriée.

Caren Marks, secrétaire d’Etat du Parlement allemand, ministre fédéral des Affaires Familiales, des Personnes Agées, des Femmes et des JeunesAodhán Ó Ríordáin TD, ministre d’Etat aux Nouvelles Communautés, Cultures et Egalité, IrlandeSandra Artuković Kunšt, Cministre-adjoint croate de la Justice, Croatie

Caren Marks, secrétaire d’Etat du Parlement allemand, ministre fédéral des Affaires Familiales, des Personnes Agées, des Femmes et des Jeunes a réagi de la même façon et déclaré « cela vaut la peine de négocier davantage ». Sandra Artukovic Kunst, ministre-adjoint croate de la Justice, a approuvé les propos de M. O Riordain et Mme Caren Marks.

Europe de l’Ouest contre Europe de l’Est ? L’Argent contre l’expression du peuple ?

« Il est important de mettre la pression sur les pays qui n’ont pas encore reconnu les partenariats civils ou le mariage entre personnes de même sexe ». Ce sont les mots d’un député roumain, Remus Cernea, présent à la conférence qui a attiré l’attention sur le rôle que la pression de l’UE et de l’Organisation des Nations Unies peut jouer. Néanmoins, les évolutions récentes dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est comme la Croatie et la Slovaquie montrent que la majorité des citoyens de ces pays ne soutient pas l’agenda LGBT. Ce programme est fortement soutenu par les gouvernements nationaux dans plusieurs Etats d’Europe occidentale, qui injectent de l’argent dans des projets via des institutions telles que le Conseil de l’Europe, où la Section Orientation Sexuelle et Identité de Genre est financée par un petit groupe d’Etats Membres. De même, ces gouvernements investissent de l’argent au-delà du continent européen pour appuyer l’agenda LGBT.

En parallèle avec le Conférence de Bruxelles, une autre conférence s’est tenue à Mexico : la 27ème conférence mondial d’ILGA (Association Internationale des Lesbiennes, association gay, bisexuelles, transgenres et intersexuées). Plusieurs Etats d’Europe de l’Ouest ont soutenu cet évènement : l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Le thème de cette conférence était : « Décoloniser nos corps ». Tlazoltéotl, une déesse astèque, a été choisie comme symbole de cette conférence : « représentant la transformation, la luxure, les péchés et l’obscénité ; nous l’avons choisie pour transgressivité, une force qui nous donne le pouvoir de transformer le monde. »

Les orateurs de la conférence à Mexico incluent plusieurs responsables politiques comme le député polonais Robert Biedron, ardent défenseur de l’agenda LGBT à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et Ulrike Lunacek, vice-présidente autrichienne du Parlement Européen. Un ancien homme politique néerlandais, connu comme le « père du mariage gay » aux Pays-Bas, Boris Dittrich, qui travaille actuellement pour Human Rights Watch en tant que directeur du « Programme des Droits LGBT » est également intervenu. Ce dernier a déclaré publiquement que le mariage de groupe est la prochaine étape après le mariage de même sexe.

Le ferme soutien des pays d’Europe de l’Ouest sur le sujet illustre le fossé grandissant sur le continent européen entre les visions politiques de la sexualité humaine et de la famille, entre l’Est et l’Ouest entre les citoyens et les lobbies bien financés.

Cette semaine la présidence italienne de l’Union Européenne a ouvert la voie à l’agenda LGBT au Conseil de l’UE. Comment la prochaine présidence, lettone, va-t-elle se comporter ? L’opinion populaire qui grandit en Europe en faveur de la famille naturelle va-t-elle atteindre les décideurs politiques de l’Union Européenne ? Le nouveau mandat européen le dira…

La réaction des ministres irlandais, allemands et croates montre que l’agenda LGBT est une question très sensible sur laquelle il n’y a pas de position commune entre les Etats membres. Ecouter les citoyens et pas seulement les lobbies serait une sage décision pour les décideurs européens. La plupart des citoyens européens ne voudraient probablement pas s’identifier à l’esprit de la déesse astèque Tlazoltéotl mentionnée plus haut, qui représente « les péchés et l’obscénité »….

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