FAFCE

Fédération des Associations Familiales Catholiques.

Soutenir, promouvoir et protéger la famille

Rencontre Mondiale des Familles, Milan 2012

Antoine Renard, Président de la FAFCE

 

Constituées pour travailler au service des familles à la lumière de l’enseignement social de l’Eglise Catholique, et collaborant depuis ans dans le cadre de la FAFCE pour assumer cette tâche dans le contexte de la construction européenne, nos associations ont toujours à trouver leur juste place dans cette triple nécessité de soutenir, promouvoir et permettre la protection de la famille.

 

Elles y sont encouragées par les plus hautes autorités de l’Eglise, particulièrement depuis Saint Jean-Paul II, le « Pape de la Famille », selon l’expression consacrée par Benoît XVI, dont l’enseignement constant permet non seulement d’ajuster notre action, mais plus encore l’esprit dans lequel elle est conduite.

 

Soutenir

 

« Nous sommes bien conscients des nombreux défis auxquels sont aujourd’hui confrontées les familles, et combien il est difficile, dans le contexte social actuel, d’atteindre l’idéal de la fidélité et de la solidarité de l’amour conjugal, d’élever des enfants et de préserver l’harmonie de l’unité familiale » Benoît XVI -  mai 2008 – Forum des associations familiales

 

Les familles ont un besoin urgent de soutien dans tous les domaines, économique et social, mais aussi juridique et spirituel.

 

La Charte des Droits de la Famille, proposée par le Saint Siège en octobre 1983, est également ré-adressée par Benoît XVI à toutes les familles pour les « inciter à joindre leurs forces dans la défense et la promotion de leurs droits » ; le pape ajoute que, « à cet égard, les associations sont particulièrement désignées pour en mettre en œuvre l’esprit.

 

« Vous pouvez soigner l’animation culturelle dans les écoles, dans les paroisses, dans les diocèses, dans les moyens de communication, et organiser des évènements qui auront un large echo dans l’opinion publique…. » nous disait le Cardinal Antonelli à Bruxelles en décembre 2009.

 

Soutenir les familles, c’est aussi et peut-être surtout encourager les familles chrétiennes à grandir dans la vie spirituelle et dans le témoignage de l’Evangile ; « il faut plus de famille et non moins de famille pour soigner les maux de la société », disait encore le Cardinal, « mais il faut beaucoup de familles qui aient un surcroît d’unité, d’ouverture, de beauté ».

 

« Les défis et les espoirs que vit la famille chrétienne exigent que un nombre toujours plus grand de familles découvrent et mettent en pratique une solide spiritualité familiale dans le déroulement quotidien de leur existence » Saint Jean-Paul II – discours du 12 octobre 1980.

 

Soutenir les familles, c’est encore participer à la promotion d’une « écologie de l’homme », comme l’avait suggéré Jean-Paul II et comme l’a précisé Benoît XVI : « le Livre de la nature est unique et indivisible, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral » Caritas in Veritate. Ceci donne plein sens à l’éducation de et par la famille.

 

Promouvoir

 

« toute société qui s’intéresse à son avenir ne peut manquer de se pencher sur la famille et de la mettre à son programme » confirme Benoît XVI

 

« en vous dévouant à la promotion de la famille, vous travaillez pour donner une âme à l’Union Européenne, pour donner un avenir à notre civilisation » nous disait en commentaire le Cardinal Antonelli, vous n’êtes pas l’expression de quelque groupe de pouvoir économique, politique ou médiatique, mais vous donnez la voix aux expériences et aux souhaits d’une multitude de sujets concrets, tels que les familles, qui sont les cellules vitales des peuples d’Europe ».

 

Promouvoir la famille pour que la société la soutienne dans ses besoins, c’est montrer les bienfaits qu’elle apporte comme famille, conçue non pas « comme un ensemble d’individus à assister dans leurs besoins, mais comme une richesse nécessaire, un sujet communautaire doué d’importantes fonctions sociales », comme nous le disons, le trésor de l’Europe.

 

Dans la lettre aux familles de février 1994, Jean-Paul II fait comprendre que la vie familiale s’étend à toute la société, qu’elle embrasse toutes les dimensions de l’existence humaine, qu’elle permet d’établir « l’atmosphère de la relation, l’atmosphère de l’amour », qu’elle ouvre à une vision relationnelle de la personne, celle qui peut rompre la solitude, le terrible mal de notre siècle.

 

Promouvoir la famille, c’est manifester le lien étroit entre  « les valeurs inscrites au cœur de l’humanité que sont la vie, la famille et l’éducation »  Benoît XVI

 

Promouvoir la famille, c’est montrer les bienfaits d’une éducation dans une famille naturelle, saine, même si elle sera toujours bien sûr imparfaite,   par différence avec les lacunes évidentes et graves dans les familles désunies ou détruites. « la famille indissoluble », dit le pape François, soulignant que pour l’enfant sa famille survit au divorce, et que rien ne la remplacera.

 

Promouvoir la famille, c’est encourager les parlementaires et responsables politiques à regarder lucidement les situations, à oser dire ce qu’ils savent tous, quelle que soit leur situation personnelle, à savoir que la famille stable est la plus économique, la plus heureuse, la plus utile des formes d’organisation sociale, sans craindre de sembler désavouer ceux qui n’en vivent pas.

 

Promouvoir la famille pour qu’elle soit légitimement soutenue, c’est la mettre en valeur dans ses aspects les plus concrets, et montrer publiquement qu’elle demeure le rêve accessible du plus grand nombre.

 

Protéger

 

La famille,  aujourd’hui comme toujours, a besoin d’être protégée.

 

Le Cardinal Antonelli, nous incitant au courage et à la confiance, le disait il y a déjà 7 ans ! «  vos adversaires sont de puissantes élites intellectuelles, économiques et politiques, qui cherchent à imposer l’idéologie du genre et opérer ainsi une révolution anthropologique par la codification des nouveaux droits, qui ne sont rien d’autre que des désirs subjectifs et individuels, contraires à la cohésion et au et au développement intégral de la société.

 

La famille a besoin d’être protégée par tous moyens : « vous devez, avec toutes vos prières, avec votre témoignage, avec votre force, vous devez aider la famille, vous devez la protéger de toute destruction. S’il n’y a pas une autre dimension dans laquelle l’homme puisse s’exprimer comme personne, comme vie, comme amour, on doit dire aussi qu’il n’y a pas d’autre lieu, d’autre environnement dans lequel l’homme puisse être plus détruit. Aujourd’hui on fait beaucoup de choses pour normaliser ces destructions ; dans ce sens on dit « protéger ». mais on ne peut vraiment protéger la famille sans rentrer dans les racines, les réalités profondes, dans sa nature intime ; et cette nature intime c’est la communion des personnes à l’image et à la ressemblance de la communion divine » Saint Jean-Paul Homélie du 16 mai 2008.

 

La famille a besoin d’être protégée par le droit, et c’est tout le sens de la Charte des Droits de la Famille, d’une criante actualité, applaudie en son temps mais encore ignorée par le législateur.

 

La famille a besoin d’être soutenue par des institutions et des instruments spécifiques pour des politiques familiales efficaces, stimulées par l’Union Européenne.

 

Au travers des deux discours prononcés à Strasbourg devant le Parlement Européen et le Conseil de l’Europe en novembre dernier, le Pape François a « désiré adresser  « à tous les citoyens européens un message d’espérance et d’encouragement ».

 

Rappelant que la confiance en l’homme était au centre de l’ambitieux projet politique de l’Union européenne, l’homme comme personne dotée d’une dignité transcendante, le Pape invite le législateur à poursuivre la promotion des droits de l’homme, en vue de favoriser la dignité de la personne, mais en reliant la dimension personnelle à celle de bien commun, ce « nous-tous » formé d’individus , de familles et de groupes intermédiaires, en regardant l’homme comme un être relationnel, en reconnaissant le caractère précieux de la vie humaine, en prenant soin de sa fragilité.

 

Evoquant l’économie globalisée, la démocratie, la laïcité, l’unité dans la diversité, il rappelle le rôle du christianisme dans le développement d’un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne humaine et renouvelle la disponibilité de l’Eglise au dialogue.

 

Donner espérance à l’Europe, poursuit le Pape, c’est aussi « investir dans les domaines où ses talents se forment et portent du fruit »,

 

 en tout premier lieu l’éducation à partir de la famille, cellule « unie, féconde et indissoluble qui porte en elle les éléments fondamentaux pour donner espérance en l’avenir » et les institutions éducatives qui doivent promouvoir une écologie de l’homme ;

 

en second lieu le travail, qui garantit la possibilité de construire une famille et d’éduquer les enfants.

 

Evoquant enfin la question migratoire, François affirme la nécessité que l’Europe puisse affirmer clairement son identité, et rappelle au législateur sa responsabilité de la protéger et la faire grandir.

 

Aux Membres du Conseil de l’Europe, dans leur mission en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine, le Pape rappelle l’intuition des Pères fondateurs qui avaient compris que la paix est un bien à conquérir continuellement, qui demande de générer de nouveaux dynamismes, de poursuivre les processus sans anxiété mais avec des convictions claires « dans un chemin constant d’humanisation ».

 

A une Europe « un peu fatiguée et pessimiste », François rappelle le rôle de la culture, la nécessité de préserver ses racines, et l’importance d’une créativité continue pour que leur fécondité permette  de faire face aux nouveaux défis ;

 

Réflexion éthique sur les droits de l’homme, protection de la vie,  accueil des migrants, problème du travail et de sa dignité, protection de l’environnement  sont autant de sujets où l’Eglise, dit le Pape, « experte en humanité », qui ne cherche qu’à soutenir le chemin de l’humanité, offre sa disponibilité pour réfléchir dans tous les domaines et aider l’Europe à retrouver « cette jeunesse d’esprit  qui l’a rendue féconde et grande ».

 

Ces deux textes complémentaires éclairent d’une façon particulière le travail que nous devons tenter d’accomplir, mais aussi et surtout l’esprit dans lequel nous devons l’entreprendre.   

 

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