FAFCE

Fédération des Associations Familiales Catholiques.

Le Recours aux Nouvelles Technologies Génétiques chez les Êtres Humains

La Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a procédé le mardi, 24 janvier, à une audition sur le rapport intitulé « Le Recours aux Nouvelles Technologies Génétiques chez les Êtres Humains », présenté par le Sénateur Petra De Sutter (Groupe Socialiste, Belgique). Ont été convoqués pour la circonstance Mair Crouch, généticienne et professeure de droit de l’Université de Glasgow, Anne Forus, représentante du Comité de Bioéthique du Conseil de l’Europe, et Cor Oosterwijk, Secrétaire Général du Réseau de patients pour la recherche médicale et la santé.

Mair Crouch a rappelé que le transfert d'un embryon portant des modifications du génome dans l'utérus d'une femme dans le but de donner naissance à un enfant sain, débarrassé de tout avatar génétique, n'était pas sans conséquence sur le plan psychologique et médical et qu'à l'heure actuelle il était difficile d'en évaluer les risques. 

Anne Forus a confirmé, outre la dérive eugénique, qu'il est impossible de maîtriser les effets dus à la modification du génome. Les difficultés sont à la fois d'ordre éthique et juridique. Evoquant la question  de "l'âgisme", Laurence Lwoff, également du comité bioéthique du Conseil de l'Europe, a mis en garde face à la tentation du "transhumanisme" qui consisterait à réparer à l'infini le corps humain pour prolonger la vie de chacun.

Après les aspects techniques et juridiques plutôt restrictifs, Cor Oosterwijk a été invité à parler de l'aspect de la "compassion", avec un discours que selon lequel les innovations récentes dans la recherche médicale rendent les moratoires des Etats superflus.

La FAFCE fait noter que, justement à cause de ces avancées scientifiques, les efforts devraient se concentrer sur comment résoudre ces maladies, pas en éliminant les personnes qui en sont porteuses ni en créant au laboratoire des « êtres humains génétiquement modifiés » (tel était le titre de la première proposition du Sénateur De Sutter). Si la transmission génétique de la maladie constitue une atteinte à l’intégrité physique et psychologique de l'individu, elle ne pourra jamais enlever la dignité unique de chaque personne.

En conclusion, Rónán Mullen, Sénateur irlandais du Groupe PPE à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, a fait remarquer qu’il y a beaucoup de questions autour de cette matière : comment peut-on être sûr qu'il ne s'agirait bien d'une pratique thérapeutique et non de pratique eugénique ? Comment faire face au risque de tourisme reproductif dans le domaine de la pratique de la transformation du génome et du suivi santé ? Ronan Mullen a aussi remarqué que les modifications génétiques avant fécondation présentent toujours des risques et que la transmission de la modification génétique contredit la convention d'Oviedo.

La FAFCE continuera à suivre de très près les travaux de cette procédure, qui inquiète déjà les Membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à cause du sujet très controversè auquel ils devront faire face dans les mois qui viennent.  Le projet de rapport sera probablement présenté lors de la réunion de Commission le 24 mars à Paris.

Contact:

Nicola Speranza, Conseiller Politique

+32 498460220

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