FAFCE

Fédération des Associations Familiales Catholiques.

Voix africaines et européennes unies : oui à des accouchements plus sûrs, non à l’avortement !

African demonstration

 

Suite au rétablissement de ce que l’on appelle la Politique de Mexico par les Etats Unis d’Amérique, le montant des fonds alloués aux ONG pratiquant ou promouvant l’avortement à l’étranger, comme la Fédération Internationale du Planning Familial, Marie Stopes International et le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), va drastiquement être revu à la baisse.  En riposte, quatre gouvernements européens (Belgique, Danemark, Pays-Bas et Suède) ont tenu une conférence à Bruxelles le mardi 2 mars pour collecter des fonds en faveur de l’avortement dans les pays en voie de développement, l’Union Européenne y sera représentée bien qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.

Dans une vidéo appelée « la dictature des donneurs riches », Obianuju Ekeocha, président de Culture de Vie Afrique, a demandé aux délégués européens de la conférence « She decides » si on s’était jamais soucié de demander aux Africains leur avis sur la promotion de l’avortement dans leurs pays respectifs. « De nombreux pays occidentaux, y compris le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de s’associer pour lever des fonds. Ce ne sont pas des fonds pour lutter contre la famine en Afrique. Ni des fonds pour lutter contre la sécheresse. Ce ne sont pas des fonds destinés aux Africains pour qu’ils les utilisent pour ce dont ils ont besoin. A la place, ils se réunissent pour lever des millions de dollars qu’ils veulent consacrer à un avortement soi-disant sans risques. Ce qui est le plus décourageant aujourd’hui, c’est que ces pays occidentaux n’ont même pas songé à demander aux Africains ce qu’ils veulent ! »

Madame Ekeocha s’appuie sur une étude  qui montre que l’avortement est inacceptable  pour une vaste majorité des pays africains. « C’est de l’impérialisme culturel. Une dictature des donneurs riches », affirme madame Ekeocha. Elle s’adresse aux nations occidentales en ces termes : « ce que NOUS demandons c’est votre aide pour aider les bébés africains à naître dans de bonnes conditions ! »

Ont annoncé leur présence à la conférence : Neven Mimica, commissaire européen au développement, Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif du Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes, Kate Gilmore députée et Haut-commissaire aux Droits de l’Homme et Flavia Bustreo, Directrice Adjointe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Dans le contexte européen, cet événement à Bruxelles a soulevé nombre de questions. Maria Hildingsson, Secrétaire général de la Fédération Européenne des Associations Familiales catholiques (FAFCE) rappelle que l’Union Européenne n’a aucune compétence pour subventionner les services d’avortement. « Comme il est rappelé dans la résolution adoptée par le Parlement Européen le 10 décembre 2013, la « Santé sexuelle et reproductive et droits des femmes » souvent utilisée en faveur de l’accès à l’avortement, ne rentre pas dans les compétences de l’UE. En effet cette résolution stipule « la formulation et la mise en œuvre de politiques relatives à la Santé sexuelle et reproductive et à l’éducation sexuelle dans les écoles relève de la compétence des Etats membres. »

Madame Hildingsson souligne que « l’initiative « She decides » fait ouvertement appel à des financements pour des pratiques abortives et qu’il est surprenant que le Commissaire européen au développement participe à une telle manifestation. La Commission Européenne, comme le Conseil Européen, ont clairement établi, et depuis longtemps, que l’avortement ne rentre pas dans la compétence de l’Union Européenne. Il est donc contradictoire de voir son nom apparaître dans le programme puisqu’il y figure comme un soutien de la campagne « She decides ». En outre, les citoyens européens ont été près de 2 millions à signer l’initiative « Un de nous » qui appelait la Commission européenne à cesser de financer une aide au développement qui impliquait l’avortement. La FAFCE demande à monsieur Mimica de ne pas soutenir des initiatives  qui sortent du domaine de compétence de l’Union Européenne, à moins que la Commission européenne ne décide de ne plus de respecter les traités. De nombreuses voix s’élèvent eu Europe et en Afrique pour demander de favoriser des naissances sans risques et un soutien pour la santé des mères plutôt que l’avortement- Que leurs voix puissent se faire entendre dans le monde ! »

Contact

Inscription à la Newsletter

Adresse courriel :


youtube-icone-8916-128

twitter-icone-3703-128

facebook-icone-8470-128