FAFCE

Fédération des Associations Familiales Catholiques.

Communiqué de presse | La révision de la directives sur les services de médias audiovisuels adoptée par le commission: une action plus forte contre la pornographie est nécessaire.

Bruxelles, le 27 avril 2017

La FAFCE exprime ses vives préoccupations en ce qui concerne le vote qui a eu lieu cette semaine, le 25 avril, à la Commission pour la Culture et l’Education (CULT) du Parlement européen sur la révision de la directive sur les services de médias audiovisuels. Plus de 1.300 amendements ont été déposés au sujet de la proposition de la Commission publiée en mai de l’an dernier, qui a été suivie de longues négociations, ce qui montre bien l’importance de cette directive dans plusieurs perspectives.

 
En se concentrant sur l’aspect de la protection des mineurs, la FAFCE salue certains pas en avant par rapport à la proposition de la Commission européenne : les principes de base pour la protection des mineurs face à des contenus nuisibles sont maintenant étendus à tous les services de médias audiovisuels, y compris ceux proposant de la vidéo à la demande de l’usager ou les plateformes de partage de vidéos.


Néanmoins, la FAFCE souligne que la proposition actuelle du parlement Européen n’est pas assez courageuse. Par rapport à la directive actuellement en vigueur, les standards de la protection des mineurs, même s’ils sont étendus aux plateformes de partage de vidéos, restent affaiblis, comme dans la proposition de la Commission. Ainsi, la proposition de la Commission CULT ne remet pas en place des limitations sur le contenu pornographique ou nuisible, comme cela a été proposé par l’amendement 81 de la Commission sur le marché intérieur et la protection des consommateurs (IMCO).  Le rapporteur Sabine Verheyden (PPE, Allemagne) a déclaré : « L’une de nos priorités essentielles est la protection des mineurs. Nous avons proposé que certaines des règles applicables aux programmes télévisés soient adaptés pour les services internet, comme les règles sur la publicité, le placement de produits ou le sponsoring ». La FAFCE insiste sur le fait que les dangers pour les mineurs ne se trouvent pas seulement dans la publicité et que par exemple, la pornographie est très répandue sur les plateformes de partage de vidéos en libre accès sans aucun contrôle.

 
Antoine Renard, le Président de la FACE, note que « Si la protection des mineurs était réellement une priorité pour les rapporteurs, nous ne serions pas face à cette situation où le sujet de nombreux débats porte sur les quotas et les problèmes commerciaux plutôt que sur les instruments concrets permettant aux parents de protéger les enfants.  Le résultat est un compromis a minima qui donne l’impression que les Parlementaires Européens sont sujets aux pressions de lobbies à la bourse bien garnie : si les mots montrent un intérêt pour le bien commun, la réalité de ce texte démontre le contraire. 


Les Parlementaires Européens doivent maintenant décider en séance plénière le 15 mai à Strasbourg d’ouvrir ou non des discussions inter-institutionnelles en vue de l’approbation définitive de cette législation.

La FAFCE a lancé, conjointement ave d’autres ONG nationales et internationales une lettre commune appelant « le Parlement Européen à se dresser avec nous et renforcer les provisions limitant la pornographie et la violence gratuite, en remettant en place l’interdiction de la pornographie et de la violence gratuite à la télévision et en l’étendant aux autres services de media audiovisuels ». Vous pouvez accéder à cette lettre en cliquant ici. (Des versions anglaise et allemande sont également disponibles).

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